Apo lipoprotéine E ou Apo E

La génétique à l’aide de la meilleure alimentation à adopter
Le gène de l’Apo E existe sous trois formes (allèles):

Apo E2 (8 % de la population générale),
Apo E3 (80 %, la plus fréquente),
Apo E4 (12 %).
Le dépistage du génotype Apo E a un impact sur le type d’alimentation à adopter pour le bon vieillissement (le well aging) et pour la perte de poids.
Pour les personnes qui souhaitent faire un jeun intermittent, cela leurs permettent de connaître la composition du type de repas la plus adaptée à leurs gènes.
Ce génotype permet également de connaître son risque d’hypercholestérolémie.

Type d’alimentation selon le variant d’Apo E :

E2 : 8 % de la population (surtout européen).
Ils doivent favoriser l’alimentation très riche en graisse, et très pauvre en hydrates de carbones, voir l’alimentation cétogène.
On peut laisser un peu d’hydrate de carbones pour ceux qui font du sport.
Régime alimentaire riche en fibres solubles
Les patients dans l’excès de sucres lents ou rapides ont des problèmes intestinaux.

E3 : 80 % de la population.
Ils doivent favoriser l’alimentation Hight Fat – Low Carb (riche en bonnes graisses dont oméga 3 sous forme de phospho lipides : le krill et faible en hydrate de carbones et en féculents).
Taux de réponse élevé au régime méditerranéen et celui ci permet de réduire le cholestérol LDL.

E4 : 12 % de la population.
Risque de maladie d’alzheimer élevé (surtout au Nigeria).
Ils doivent favoriser l’alimentation végétarienne voir végétalienne mais ils doivent être accompagnés médicalement.
Ils ont tendance à accumuler le cholestérol plus facilement à partir des graisses saturées (produits laitiers, viandes rouges, huile de coco, huile de palme…)
Diminuer ou arrêter la consommation de produits hypercholesterolemiants (pas de graisses saturées)

Cette analyse génétique Apo E permet également d’évaluer le risque de développer une maladie d’alzheimer.

Il y a plusieurs profils ou variants possibles d’Apo E :
E4/E4 : risque élevé d’alzheimer
E4/E4, 2 % de la population générale) ont un risque 11 fois supérieur aux E3/E3.
Le risque des porteurs de la forme hétérozygote E3/E4 (15 % de la population générale) auraient un risque de développer la maladie 3 fois supérieur à celui des E3/E3.
E3/E3 : risque intermédiaire
E2/E3 : risque minime
Les porteurs E2/E3 ont un risque de développer la maladie légèrement inférieur aux non-porteurs.
E2/E2 : effet protecteur de l’alzheimer.
L’allèle E2 est un allèle protecteur,

L’allèle E4 est connu comme étant le principal facteur de risque génétique de la forme sporadique (non-familiale, la plus fréquente) de la maladie d’Alzheimer et ce principalement en cas d’homozygotie.

Cette analyse génétique Apo E permet aussi d’évaluer la tolérance à la prise du traitement hormonal substitutif chez les femmes ménopausées.

Chez les patientes Apo E4 (15 % dans la population), il faut éviter de donner un traitement hormonal substitutif car cela aggrave le risque d’alzheimer. Les œstrogènes stimulent l’Apo E4.
L’Apo E4/E4 a beaucoup plus de risque d’avoir un alzheimer.
Quelques études montrent qu’on pourrait quand même donner un traitement hormonal substitutif en low dose, si on a un style de vie approprié + HOMA bas + homocystéinémie basse + arrêt de la consommation de sucres rapides + minceur + exercice physique quotidien + sommeil correct (participe à la detoxification des plaques bêta amyloïdes).

Des études montrent également qu’on peut avoir Apo E4/E3 ou E4/E2 et ne pas avoir d’alzheimer si l’hygiène de vie est correcte (pas de sucres) avec une alimentation végétarienne voir végétalienne.